Par-delà les secousses de notre Multivers
(Collision entre Galaxies)
[Arth]
Tous les soleils se lèvent,
Les nuages d'orage et de rage s'engagent,
Toutes les natures s'élèvent
Et voilà que s'éveille l'Enfant Sauvage,
Au centre de tous les rêves.
[Liever]
Les fines lueurs se diffusent sur tous les obstacles,
Et laissent ses Visions les plus Sombres
S'éblouir fougueusement face à ce spectacle,
Et aveuglent toujours les mêmes ombres :
Elles ne voyaient déjà rien dans l'obscurité !
Sauf peut-être le bout de leur nez ?
De belles couleurs torrides
L'envahissent d'onctueuses chaleurs,
Et toutes les âmes stupides
Se terrent et gloussent dans un futile bonheur,
Qui n'est que mort putride.
Les couleurs glaciales, alliant fraîcheur et frisson,
Frémissent de le savoir survivre,
Et pétrifient le sang des demi-morts, démons
Qui se rongent dans des cauchemars ivres
Avec tant d'affres mortelles, que de ce vil martyr,
Ys en crut vomir... Ou bien rire ?
[Arth]
Tout ça en une seule goutte d'étoile et de magie,
Qui s'entrelace et qui crée toute l'harmonie
Et toute la vivacité de sa petite vie.
Que demander de plus ?
Si ce n'est de se peindre lui-même, en vue
De décrire ses envies,
De vivre et de jouer de ses souvenirs,
Pour ceux qu'ils le désirent ?!
[Ska]
Certes, cette volonté d'arrachement artistique
Fane souvent les Couleurs Vives de son passage,
Et dessèche entièrement son être vers l'apathique,
Qui n'aurait plus que pour seul rôle de sauvetage,
Celui d'un épouvantail bouleversé
Dans ces infinis champs désenchantés,
Remplis de misères et d'immondices,
Qui le cernent et le salissent de leurs vices.
Mais aussi, elle lui provoque toujours ce fou rire,
L'épanouissement de sa compréhension,
Car n'est-ce pas superbe de pouvoir se voir mourir
Plusieurs fois, et se revivre plus fort qu'avant, non ?
Cette petite sensation de picotement
Au bout des doigts,
La profondeur du regard d'un enfant,
N'est-ce pas cela,
Qui donne à nos âmes, ses aurores
Multicolores ?
(Universalité de l'Art)
[Arth]
Par la sagesse, nous égalerons tous nos rêves
Et la peur fuira enfin de nous voir sans trêve.
Chaque être vivant créer son Univers,
Chaque groupe d'être réalise son Multivers.
Prend le risque de pourvoir ce qui t'est cher
Dans l'Universalité de ton Art,
Dans ce que tu es capable de faire,
Pour ne jamais te perdre dans le hasard.
[Wed]
La magnificence lie toutes nos adolescences,
La désespérance les forge en une seule essence;
Si jamais quelques gouttes de soleils vous émerveillent,
Et bien, nos Univers vous mettront en éveil.
Comment pouvons-nous vivre et mourir sans nos rêves ?
Sans cette existence, qui s'enivre de nos humeurs ?!
Jouissons de l'essentiel, comme la vigne de sa sève,
Et usons de notre savoir, comme de nos douleurs !
Nous sommes si jeunes, déjà trop de sagesse m'entête...
J'ignore si je dois poursuivre cette folie ainsi,
Ou si je dois, finalement, ouvrir ses mirettes,
Pour qu'Ys pleure la réalité de nos pauvres vies...?
Peut-être la démence fera de nous des Lumières,
Tels des Êtres aux superbes Étincelles d'Univers ?
Ou alors faillirons-nous de notre faiblesse,
Qui nous exilera sans retour chez Hadès... ?
Notre propre Big Bang me semble tout à fait probable,
Reste à réunir et guérir tous nos semblables,
Pour métamorphoser une nouvelle fois ce monde
Et poursuivre ce cycle de perpétuelles ondes.
Rejoignons-nous, car Ys croit en vous mes âmes-s½urs,
Dans l'émotion parfaite et la noblesse du c½ur !
Que notre jeunesse résonne dans un éternel rire,
Ainsi que dans l'extase de nos larmes de sourire !
[Arth]
Par-delà les secousses de notre Multivers,
Sillonnons ensemble les hayons de l'Art divers;
Chantons, dansons et jouons de notre puissance,
Afin d'exprimer pour toujours notre clairvoyance !!!
(Ys)
Ys...? (Mystère, Système, ville d'Ys, Chrysalide, Ulysse...)
Jours après jours, réflexions après réflexions,
Mon miroir aux infinis reflets d'expression
N'a pas réussi à le définir à fond
Et il semble bien qu'il se soit cassé le con,
Car je ne cesse de l'utiliser tous les jours
Et les mots manquent et échouent encore et toujours...
[Liever]
Seulement, n'est-ce pas le Mystère qui est à l'aube
De ce qui nous rend plus vivant, hors de cette daube,
Qui est de croire savoir tout ce que l'on raconte,
Sans doute, sans l'approche de zones d'ombres que l'on affronte ?
[Arth]
Ys représenterait à la fois l'homme et la femme,
Au sein d'une même personne, si l'on veut : l'Androgyne,
L'être fusionnant tous les physiques et toutes les âmes.
Encore faut-il vouloir croire à cette origine,
Que bien que ce ne soit qu'un mythe, Ys est utile,
Car Ys nous évoque tous à la place d'elle et d'il.
[Wed]
Oui, nous négligeons toutes les distinctions
Entre l'homme et la femme dans leurs actions,
Seulement, les deux sont humains, après tout,
C'est pourquoi ys peut s'incarner partout.
[Arth]
Ys s'utilise dans tous mes écrits en vers,
Les adjectifs s'accordent à lui
Selon l'envie lyrique ou selon notre envie
Tout court et non arbitraire.
[Ska]
Ys est le potentiel humain qui nous abrite,
Ys est notre attache au réel qui nous irrite,
Ys est le lien entre l'essence et l'existence,
Ys est à l'égal du métal le plus solide.
Dans sa chrysalide, Ys est l'immense avance
De l'humanité, liée de Cristaux Liquides...
(Mystères d'Étincelles)
[Arth]
Néanmoins, faudrait-il encore avoir l'envie
De toujours posséder la bonne philosophie,
Au bon moment, dans les possibles infinis
Qui se produisent dans nos très chères tendres petites vies.
L'atmosphère musicale progressive est de mise :
La terrible mélancolie de Porcupine Tree,
La voix intense de Michael Kiske, force de maîtrise,
Et la passion d'Ayreon, maestro de génie.
Trop de choses qu'ys ne devrait pas manquer sur Terre;
Le temps d'un rêve, je surpasse de loin sa folie,
J'imagine croire vainement qu'ys pourrait tout faire,
Mais le réel lui vole tout... sauf ma Poésie.
[Wed]
Au milieu de la foule, ys me pose des questions;
Assis dans l'herbe, les cheveux virevoltant au vent,
Ys cherche l'éclat inaccessible de l'horizon,
Sa complexité. Ys m'écoute intérieurement.
Ys ne peux sortir, sauf dans certaines circonstances;
Quand ys voyage dans le métro ou dans le train,
Ys me demande s'ys va rencontrer quelqu'un,
Car ys ressent toujours ce manque de présence.
[Ska]
Comme un avion, ys aimerait planer dans les airs,
Un viking sur son drakkar, qui traverse toutes mers,
Dans un croiseur, qui vogue à travers les trous noirs,
Pourvoir tout l'Univers et trouver des espoirs.
Ys adore fixer du regard les êtres vivants;
Nombreux d'entre eux sont vides, ils semblent déjà tous morts;
Certains répondent à ses yeux, sont même souriants :
Ys n'est pas si seul !... seulement dans notre propre corps...
[Liever]
Sur le banc du lycée, sous un arbre feuillu,
Ys lit, ressent les mots, les transpose sur ces gens,
Et me demande, si tous ces braves inconnus
Ont déjà pu éprouver tous mes sentiments.
Ys voudrait tellement parler à ces ignorés,
Qui sont si loin de lui, plein de vitalité;
Ys partagerait tant de rire et de bien-être...
A ses 18ans, nous pourront nous le permettre.
[Arth]
Devant l'ordi, ys m'écrit tout et n'importe quoi
Sur ce qu'ys perçoit, qui n'en reste pas moins sagace;
Ys veut m'exposer tous ses secrets d'autrefois,
Qui sont des énigmes pour sa conscience fugace.
Et dans son lit, je cogite. Très souvent, ys pleure,
Ys est triste sans vraiment vouloir savoir, d'ailleurs,
Son but et l'origine de ce monde à l'envers...
Moi, j'imagine, et je révèle tous ses Mystères.